Interview de Mme le Ministre de la Fonction Publique sur la radio Mikado FM.

Le droit de grève est une liberté fondamentale et une liberté syndicale, mais en la matière la loi 8747 dit qu’un préavis de grève doit faire l’objet d’un dépôt au moins 15 jours avant la date de déclenchement de la grève.
Ils peuvent déposer avant mais dans un délai minimum de 15 jours, à l’issu de ce délai avant la date de déclenchement, la même loi dit que dans l’intervalle des 15 jours le gouvernement et les parties sont tenus de dialoguer, de négocier, et les négociations doivent être sanctionné soit par un PV de conciliation soit par un procès verbal de non conciliation.

En ce qui concerne les préavis de grève de façon général, le gouvernement essaye toujours d’y apporter les réponses idoines conformément à la législation donc le gouvernement est près à redistribuer la richesse pour que les maliens se sentent mieux mais le gouvernement ne peut pas donner ce qu’il n’en a pas en réalité.

Et tous ces efforts ont été reconnu par l’UNTM dans la salle et vivement saluer.

Aujourd’hui en allant loin c’est compromettre les salaires, l’Etat du Mali obéit comme tous les Etats appartenant à notre union sous régionale qu’est l’UEMOA, avec le FMI obéit à des règles de critère de convergence par rapport à la masse salariale, la règle c’est que nous ne devons pas dépasser, aucun pays de la sous région ne doit dépasser 35% du PIB pour la masse salariale, avec les augmentations que nous avons consenti et que nous avons proposé à l’UNTM parce que nous avons déjà proposé des augmentations de salaire pour les agents du cadre général ça a été fait, ça n’a pas été accepté, ça n’a pas été relayé à la base, mais avec ces augmentations nous nous retrouvons à 37 % donc nous sommes hors critère.

Aujourd’hui force est de constater, je vous donne l’exemple d’un pays voisin qui a procédé à la diminution des salaires et même à la suppression de certain emploi que quand on dépasse exagérément ces critères là mais les salaires sont compromis, les salaires de l’ensemble des travailleurs du Mali sont compromis, nous ne voulons pas en arriver là; dire que le gouvernement a négligé aucune disposition légale ne peut contraint aucune des parties à commencer à tel moment ou tel moment, l’essentiel c’est que le dialogue ait lieu avant le déclenchement de la grève.
Maintenant dire que le cahier de doléance, le cahier de doléance nous avons négocié pendant 45 jours mais il y a des nouvelles revendications dans les préavis de grève que nous devions aussi étudier encore.
Nous étions 5 ministres à la négociation, moi-même, le ministre de l’économie et des finances, le ministre en charge de l’action social, la solidarité, le ministre de l’énergie et de l’eau et le ministre du commerce c’est cas même preuve de considération à l’endroit de nos partenaires nous nous en appelons encore à la bonne foi des uns et des autres.

Même en période normale, l’Etat n’a pas les moyens de supporter toutes ces revendications.

Depuis l’avènement du président IBK au Mali en 2013 des efforts inlassables, immenses et colossaux ont été déployé et consenti dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie des maliens de façon générale mais aussi des travailleurs du Mali.

Vous constaterez que de 2013 à aujourd’hui, les produits de premières nécessités, c’est à dire denrée et produit pétrolier et autres ont baissé de façon drastique par rapport à leur coût entre 2013 et 2010.

Signé Mme Diarra Racky Talla Ministre de la fonction publique.

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