Lutte contre la migration clandestine au Mali: Le film ‘’REGRET’’ pour sonner la prise de conscience !

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Avant-hier samedi, le Ministère des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration Africaine avec le soutien de l’Ambassade du Royaume des Pays-Bas au Mali a procédé  à la présentation  du film ‘’le REGRET’’, consacré sur le thème de l’immigration clandestine. Une production de Oumar Almahmould  Maïga et ‘’Maïga Production’’. C’était à la faveur d’une conférence de presse tenue à l’hôtel Laïco Al Farouk. Elle  était animée par le producteur Oumar Almahmould  Maïga et la cheffe  de la Cellule de  suivi de la Politique Nationale de Migration (PONAM), Sidibé Mahawa Haïdara.

Sensibiliser la jeunesse sur les dangers de l’immigration clandestine est la quintessence de ce  film de 1H19mn. Dans  ‘’REGRET’’, le producteur Oumar Almahmould  Maïga et ‘’Maïga Production’’ traitent  le thème de l’immigration clandestine, il est le deuxième film  du producteur, après  IR GANDA MISSY, sorti en 2015.

‘’REGRET’’ est l’aventure de dix-sept jeunes africains qui, comme pour de milliers d’autres candidats clandestins à la migration a vite tourné en mésaventure cauchemardesque.

Les sirènes de l’Europe du bien-être sont toujours tentantes pour une jeunesse africaine désabusée par la politique de développement qui n’est pas toujours à leur avantage. M. Maïga dans son film décrit cette tragédie quotidienne de ces candidats à l’exil, dont la plupart connait des débuts silencieux et des fins  bruyantes et tristes par l’odeur de la mort dans le Sahara, puis dans la méditerranée.

Dans ce film on est frappé par des scènes vraisemblables du fléau de la migration clandestine, depuis  les négociations entre des candidats naïfs et passeurs, entre passeurs et rabatteurs, entre les militaires véreux et les chauffeurs indélicats. Et au bout l’image phare est celle des candidats migrants déçus par une route infinie et désespérante, un  horizon sans issue.

Le producteur met sur scène  surtout l’histoire du menuisier Kouakou et du maître d’école Mohamed Kalifa de Kumasi (Ghana), du taximan Moutalib de Kano(Nigéria), de l’homme d’affaires Yousouf de Bamako (Mali), qui menaient tous une vie acceptable et honorable mais  finalement succombés à la tentation de partir pour mieux gagner. Un seul survivra pour raconter l’enfer de la soif, de la faim, des vents de sable chaud, des braquages et surtout de la mort atroce des compagnons. ‘’REGRET’’ décrit le regret qui est au bout de cette tentation à partir dans le risque, vers la mort certaine.

Selon le producteur  c’est là travers   la présentation  de son premier film à l’intérieur du pays plus précisément dans les régions nord,  qu’il a fait la connaissance d’un hollandais qui l’a mis en contact avec le ministère des Maliens de l’Extérieur qui a financé  la production de ce film avec le soutien de l’ambassade du Royaume des Pays-Bas dans notre pays. M. Maïga ne compte pas s’arrêter là, il projette de produire d’autres films sur d’autres maux que souffre la jeunesse malienne.

Quant à la cheffe de la Cellule de suivi de la PONAM, elle affirmera  que ce film entre dans le cadre de l’exécution de  la PONAM (la Politique Nationale de Migration) qui a été  adoptée par le Conseil des ministres  en septembre 2015 et lancée en mai 2016. Pour un montant de 120 milliards FCFA elle s’articule sur deux volets essentiels, à savoir : la gestion des migrations dans le cadre des normes internationales et la volonté de mettre en lien migration et développement. Mme Sidibé dira que  la production de ce film a coûté 29 millions FCFA à son département.

Par Jean Joseph Konaté

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