Journée mondiale de l’alimentation : Concilier Sécurité alimentaire et migration au cœur des préoccupations

En prélude de la célébration de la Journée Mondiale de l’Alimentation(JMA), prévue le 16 octobre prochain, au Mali, l’Agence des Nations Unies pour l’alimentation et l’Agriculture(Fao) a, en partenariat avec l’Organisation Internationale pour les Migrations(OIM), animé une conférence débat sous le thème : « changeons l’avenir des migrations, investissons dans la sécurité alimentaire et le développement rural ».C’était le jeudi 12 octobre 2017 à Azalai Grand Hôtel de Bamako.

Cette conférence débat a réuni les représentants de départements ministériels associés, les partenaires techniques et financiers(PTF), les acteurs du monde rural, des associations et ONG, les medias etc. Il s’agissait pour le FAO et ses partenaires de débattre les problématiques liées aux questions de migrations et de sécurité alimentaire nutritionnelle afin de concilier les deux concepts pour le développement rural. Les experts en charge de ces questions ont dégagé quelques pistes de solutions liées aux contraintes du développement rural.

Cette conférence débat a réuni les représentants de départements ministériels associés, les partenaires techniques et financiers(PTF), les acteurs du monde rural, des associations et ONG, les medias etc. Il s’agissait pour le FAO et ses partenaires de débattre les problématiques liées aux questions de migrations et de sécurité alimentaire nutritionnelle afin de concilier les deux concepts pour le développement rural. Les experts en charge de ces questions ont dégagé quelques pistes de solutions liées aux contraintes du développement rural.

David Coomber, coordinateur des programmes à l’organisation des nations unions chargé des migrations(OIM), a passé en revue les causes du phénomène de la migration au Mali. Selon lui, la migration contrôlée et régulière serait un facteur de développement rural comme le cas des investissements des maliens de l’extérieur « Au Mali, les jeunes partent en migration pour de raisons économiques, sociales, religieuses et sécuritaires. Aussi, certains émigrent parce que la migration est ancrée dans leur culture et tradition. Pour un développement rural, il faut opter à une migration contrôlée qui consiste pour un migrant à se mettre en règle avant de voyager», a-t-il soutenu.

Mieux, il a insisté que l’OIM n’est pas une structure qui s’attèle à freiner la migration mais elle sensibilise les potentiels migrants à faire cela dans les bonnes conditions pour éviter les drames de la méditerranée. « Nous ne cherchons pas à réduire la migration, mais nous sensibilisons les uns et les autres à se mettre en règle, c’est-à-dire qu’ils doivent posséder tous les documents de voyage avant de quitter leur pays. Qu’ils aient de moyens financiers et de raisons valables pour effectuer ce déplacement, au lieu de s’embarquer dans un car en contact un passeur qui va les mettre leur vie en danger », a-t-il décortiqué. Avant d’ajouter que la migration est bénéfique pour le pays de départ en matière de transfert des fonds et de connaissances que les migrants vont acquérir ailleurs. « J’appelle à la conjugaison des efforts des organismes du système des nations Unies, du gouvernement, la société civile pour renforcer la résilience des communautés afin de renforcer la sécurité alimentaire et nutritionnelle », a déclaré David COOMBER.

Mamadou Nadio, représentant du ministère de l’Agriculture, a déploré le fait que le phénomène d’orpaillage est venu se greffer au manque de bras valides dans les campagnes. « Dans certaines localités, nous assistons à une hémorragie de pénuries des mains-d’œuvre pour cultiver les champs. Cela constitue aujourd’hui une préoccupation majeure », a-t-il regretté.

En revanche, M. Nadio dira que la migration constitue un apport financier considérable pour le développement du Mali. «Ce n’est pas parce qu’il y a cette pénurie des jeunes qu’il faudrait éliminer la migration. La migration constitue un apport financier considérable pour le développement du Mali, car la contribution des migrants se chiffre à 500 milliards en 2016, selon la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest(BCEAO). Donc, il faut travailler à mobiliser et orienter cette manne financière vers de secteurs productifs (agriculture, élevage etc.). Et sur ces 500milliards, seulement 5% sont investis dans les secteurs productifs et les 95% sont utilisés dans la gestion des ménages », a-t-il expliqué.

Quant à Dr Broulaye Keita, Conseiller technique au ministère des maliens de l’extérieur, il a estimé qu’Etat malien a entrepris des initiatives tendant à appuyer les migrants. Il s’agit entre autres, de l’adoption de la politique de migration, l’allocation de 15% du budget à l’agriculture et la mise en place d’un fonds pour l’insertion des rapatriés volontaires.

Pour le Renforcement des capacités des populations rurales pour la résilience aux Changements Climatiques à travers les Champs Ecoles, Mme Cécile GAKIMA, experte au FAO a prôné un modèle efficace à travers les Champs Ecoles Agro- pastoraux de la FAO. « Il s’agit de montrer comment en renforcer la résilience pour réduire les effets des migrations liées aux aléas climatiques. A cela s’ajoute le renforcement de la capacité d’adaptation des ruraux (agriculteurs/trices-éleveurs), pour un modèle efficace à travers les Champs Ecoles Agro pastoraux de la FAO », a-t-elle proposé.

Moussa Mallé SISSOKO

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