DJELY TAPA : Un précieux saut dans le showbiz avec «Barokan»

«Barokan» (causerie ou propos de causerie) ! C’est un nom à retenir car il risque de faire sensation cette année dans le showbiz. C’est en effet le nom donné à son premier «bébé» de Djely Tapa Diarra, une jeune artiste malienne installée au Canada et qui a le vent en poupe ces dernières années. Elle est la fille de la Fée de Kita Kuru, la célèbre Kandia Kouyaté. Dédicacé le 18 janvier 2019 Montréal, «Barokan» est un opus de belle facture.

Auteure-compositrice-interprète, Djely Tapa Diarra fait aujourd’hui une entrée fracassante dans le showbiz avec son premier album, «Barokan». Un album dédicacé vendredi 18 janvier à Montréal, la capitale du Québec qui lui est déjà acquise. En effet, depuis près d’une décennie, l’artiste-griotte envoûte le public montréalais grâce à des projets afro-électro avec Afrikana Soul Sister.

Cet essai, qui est visiblement appelé à être un coup de maître, Tapa le doit en partie à confiance dont elle jouit au  niveau de la maison de production, «Nuits d’Afrique». L’œuvre a été réalisée par Caleb Rimtobaye d’Afrotronix.

«Je suis née avec Nuits d’Afrique. Ils m’ont offert ma première scène, au Club Balattou et j’ai été si bien accueillie qu’on m’a dit : Maintenant, Montréal a sa griotte ! Tout au long des dernières années, l’équipe m’a aidé à faire ma place auprès du public. Aujourd’hui, c’est avec Nuits d’Afrique que je lance l’album Barokan», a reconnu le jeune talent sur sa page Facebook.

«Avec Afrotronix, nous sommes dans les tendances afro-électro, tout comme je le suis avec Afrikana Soul Sister. Nous avons une vision commune de l’avenir de nos cultures, de l’art africain et de l’Afrique», a-t-elle indiqué.

«Barokan est le résultat d’un très long travail et de l’expérience que j’ai acquise durant des années de collaboration avec divers artistes. C’est aussi le fruit de l’héritage musical, de l’héritage traditionnel que je porte et de son enrichissement après des années de travail sur la scène canadienne, québécoise», a confié Tata à nos confrères du site afrikcaraibmontreal.com.

Et de préciser, «Barokan, c’est le son de la causerie, c’est-à-dire la communication. Je suis née au Mali et je parle de la femme noire en général. Dans le clip Barokan, la représentation d’une reine imaginaire évoque la force, la beauté, la féminité et l’élégance de la femme, et en particulier de la femme noire. Nous avons fait une mise en scène qui s’inspire des femmes bororos». Les Bororos sont des peuls originaires du Niger et du Nigéria. C’est un peuple nomade. «Quand j’étais en Afrique, je voyais les femmes bororos voyager avec leurs enfants et faire du commerce, vendre des médicaments, des potions. Je les trouvais belles, intelligentes et entreprenantes. Au moment où j’arrivais à l’âge adulte, je me suis identifiée à ces femmes-là. J’ai appris en faisant des recherches que dans cette culture, les femmes choisissent elles-mêmes leurs maris», a rappelle l’artiste.

L’héritière de Kandia Kouyaté dans l’arène

Chez ces peuls, il existe un rituel de danse où les hommes paradent devant les femmes. Et Tapa a fait un clin d’œil à ce rituel dans le clip. «Je veux rappeler à la femme noire ces traditions et envoyer un message de confiance, d’émancipation. Les traditions et les valeurs de liberté, cela ne vient pas seulement de l’Occident. Avec la figure de la reine, je veux dire que lorsque la femme prend le pouvoir le monde se porte mieux. Je suis féministe et ce message rejoint aussi l’affirmation des femmes au Québec», a défendu la fille de Kandia Kouyaté, l’une des légendaires cantatrices du Mali.

Au niveau du style, Tapa se positionne d’ailleurs comme une héritière du combat de sa célèbre maman. «Ma mère avait comme vision de fusionner la musique mandingue avec la musique contemporaine, elle intégrait le violon et d’autres instruments. J’ai voulu continuer ce qu’elle a fait en intégrant diverses influences de même que la musique électronique», a confié à afrikcaraibmontreal.com la «griotte des temps modernes».

Et de poursuivre, «quand je puise dans mes cultures et mes racines, je le fais en pensant à l’avenir. Que ce soit au plan climatique ou culturel, on se demande aujourd’hui comment assurer l’avenir de nos enfants. Je perpétue certaines traditions parce selon moi, l’avenir ce n’est pas de ressembler à l’autre. Je suis panafricaniste et je pense en-dehors des frontières. Le combat du Mali, c’est aussi le combat du Sénégal ou de la Côte d’Ivoire. Je veux contribuer avec mon bagage malien à l’avenir et à la richesse de ce beau continent».

Le jeune talent a passé les fêtes de fin d’année au Mali pour «faire écouter l’album à la famille». Et elle prépare activement une tournée européenne et espère aussi sillonner le Canada.

Descendante d’une lignée d’illustres griots, la chanteuse malienne Djely Tapa anime la scène canadienne depuis de longues années avec un style musical oscillant entre le blues, l’électro et des ambiances sahéliennes.

Djely Tapa est une communicatrice par tradition et par choix. Pour elle, la musique est un outil de rencontre, une démarche de rapprochement fraternel qui ouvre des brèches de communication entre les hommes. Elle colporte sur la scène internationale, le verbe empreint de sagesse et l’art vocal des griots, figures emblématiques de la société malienne ancienne et contemporaine.

Et Barokan lui offre aujourd’hui l’opportunité de conquérir le monde, le showbiz international !

Naby

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