Le 3e rapport du Centre Carter relève beaucoup de lenteur  dans la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix au #Mali

Le 3e rapport du Centre Carter présenté ce vendredi 22 février relève beaucoup de lenteur  dans la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix au Mali. Bientôt quatre ans, l’accord signé entre l’Etat malien et des groupes armés n’est exécuté qu’à seulement  25%, affirme le rapport.

Le Centre Carter, l’Observateur indépendant de la mise en œuvre de l’accord de paix et de réconciliation de 2015 a publié ce vendredi son 3e rapport sur l’état d’avancement de la mise en œuvre. L’évaluation de l’Observateur indépendant a porté sur une liste exhaustive des engagements, au nombre de 78 points, pris aux termes de l’Accord par les Parties et des mandats ou missions confiés à leurs accompagnateurs.

«Des 78 engagements de l’accord, 20 ont été achevés, dont 2 en 2018. Ce qui représente un total de 25%. Soixante pour cent sont à mi-parcours et quinze pour cent n’ont pas été initiés », ont expliqué les responsables du centre Carter. Selon le rapport, les principaux engagements de l’Accord n’ont pas été achevés, et certains restent à être inities. Pus précisément, le Centre Carter a constaté ¼ de l’Accord est complété, néanmoins aucun des quatre volets thématiques essentiels de l’Accord n’est réalisé à plus de la moitié. Il y a alors, souligne le document, une nécessité urgente de transformer les mesures préparatoires en dividendes de paix tangibles pour le peuple malien.

Le rapport indique également que les engagements de l’accord réalisés en 2018 « n’ont eu presqu’aucun effet d’amélioration des conditions générales des populations ». Toutefois, il s’est félicité de l’absence de belligérance entre les signataires de l’accord, ce qui a renforcé la confiance entre les acteurs.

« Les incidents armés entre les Mouvements signataires, qui ont jalonné la période 2015 à 2017 malgré la signature de l’Accord, se sont transformés en une collaboration solide depuis la conclusion des accords d’’’Anéfis II’’ en août 2017 », soutient le rapport, témoignant que tout au long de l’année, l’Observateur indépendant a constaté que les signataires de l’Accord étaient mutuellement déterminés à éviter un retour aux hostilités.

S’agissant des questions de défense et de sécurité, le niveau de réalisation des engagements s’est nettement accéléré grâce notamment à l’amélioration du climat de confiance entre les structures militaires et leur entente sur plusieurs dossiers importants, ajoute-t-il. Dans ce volet, le rapport note que 24% des engagements sont achevés, 64% sont initiés mais incomplets et 12% n’ont pas encore été initiés. Ces progrès n’ont pourtant pas amélioré le climat sécuritaire général, et parfois la concrétisation des avancées a été ralentie par la lenteur dans la prise de textes officiels nécessaires à leur accomplissement. Ainsi, le MOC, par exemple, n’est pas pleinement opérationnel et le « DDR Intégration accélérée » pour les environ 1 800 membres du MOC à Kidal, Gao et Tombouctou, lancé début novembre, n’a pas encore atteint le stade d’intégration. Ce qui est inquiétant pour le processus général du DDR. Au cours de plusieurs missions sur le terrain à Kidal, Gao, Tombouctou et Mopti, la population locale a signalé une dégradation de la sécurité. 

Concernant le volet de réforme politico-institutionnelle, les observateurs relèvent la nécessité d’aller à une révision de la constitution.  Selon eux, une réforme constitutionnelle est aujourd’hui le sine qua non pour la réussite de l’Accord. Cette fois-ci, après 2018 où il n’y a pas lieu d’avancée majeure au volet politico-institutionnel, les observateurs indépendants espèrent que les lignes vont bouger cette année en saluant la nouvelle détermination de l’Etat malien à se conformer à l’Accord, à conclure les consultations et à atteindre un large consensus sur la réforme constitutionnelle en 2019 est encourageante.  

Quant à la réconciliation, justice et questions humanitaires, considérée comme parent pauvre de la mise en œuvre de l’Accord, il y a également beaucoup d’efforts à fournir. Dans ce volet, 66% des engagements restent à être achevés, dont 44% sont au stade minimum ou intermédiaire. Ce pilier est pourtant un aspect bien sensible de l’Accord touchant directement aux personnes, à leur vie, aux relations entre citoyens, entre communautés

Parmi ses recommandations pour 2019, le centre Carter invite le gouvernement à s’atteler à la reprise des services de base dans le nord et les mouvements (groupes armés signataires) à abandonner leurs tactiques dilatoires pour favoriser les avancées sur le processus DDR. Il demande aussi aux chefs politiques de faire des gestes réguliers, publics et symboliques d’engagements forts et continus en faveur de l’accord, de préférence de manière conjointe.

RETROUVEZ CI-APRÈS LE RAPPORT COMPLET DE 45 PAGES

patientez, il s´affichera dans un instant

Rapport-de-l’Observateur-Indépendant-Sur-la-mise-en-œuvre-de-l’Accord-pour-la-paix-et-la-réconciliation-au-Mali-issu-du-processus-d’Alger-Evaluation-en-2018-18-février-2019-

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