2ème édition du FESTIVAL INTERNATIONAL DU FAGUIBINE : Folklore ou arnaque à ciel ouvert ?

Après avoir été rejeté par les populations du cercle de Goundam qui ne se retrouvent point dans ce qui ressemble beaucoup plus à une opération d’escroquerie de haut vol en leur nom, les organisateurs du fameux festival international Faguibine décident de remettre ça pour une seconde édition.

Les partenaires comme Instrument for Africa et d’autres ont décidé de résilier leur accompagnement de cette activité, après avoir compris les desseins inavoués des organisateurs. En effet, pour la première édition, des jeunes désœuvrés ont décidé, au nom des populations du cercle, de démarcher toute la République pour mobiliser des fonds pour l’organisation du festival dit du Faguibine. Si certains se sont mobilisés, pensant devoir aider les populations meurtries par une crise sécuritaire qui n’a que trop duré, c’était par ignorance des réelles motivations des acteurs en question. Ils étaient simplement intéressés par leurs poches. Il a fallu l’intervention du maire de la commune urbaine de l’époque, Oumou Sall Seck, pour sauver l’honneur de Goundam qui perdait la face devant des invités de marque. Pendant cette édition, au-delà du folklore, aucune activité ou action de développement n’a été posé. Et pourtant, les partenaires s’étaient mobilisés généreusement en faveur de Goundam. Où sont donc passés les sous ? Allez-y savoir.

Tenaillés et malmenés par le chômage et le manque d’initiative, les charognards décident de remettre ça. Cette fois-ci, avec une seconde édition, tenez-vous bien, à Bamako. Aussi, comme parrain, choisissent-ils l’ancien ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Maouloud Ben Kattra. Ce dernier, visiblement, n’a tiré aucune leçon de son soutien passé à ces jeunes. Alors ministre en activité lors de la première édition, il a instruit à ses services rattachés (APEJ, FAFPA) d’accompagner le festival par le financement d’activités génératrices de revenus sur la base d’un projet bien ficelé au profit de 160 femmes du cercle. Ces pauvres femmes devaient bénéficier de formations en teinture, coupe et couture, savonnerie, etc. Mais aussi des kits de démarrage. Ces services se sont exécutés, les fonds ont été mobilisés, mais aucune activité n’a été réalisée pendant le festival. Ben Kattra a pu vérifier cela par lui-même, car ayant participé au « festin » sur place. Ce sont des fonds publics qui ont été mobilisés pourtant. Il n’a jamais demandé des comptes à la commission d’organisation, même s’il celle-ci l’a déçu.

Aujourd’hui encore, il décide de parrainer le festival, même s’il n’a pas de portefeuille ministériel. On peut aisément comprendre que depuis sa sortie du gouvernement, il tente de se frayer une place à l’ombre. Cela pourrait être sa motivation. Qui sait ?

Pour sûr, ces jeunes désœuvrés qui se sont spécialisés dans le racket des institutions et des personnalités du pays veulent coute que coute monnayer la misère des populations de Goundam qui, pourtant, n’ont rien demandé à personne.

Nous y reviendrons !

Jean JACQUES

(Visited 46 times, 1 visits today)

About The Author

Vous pourriez être intéressé par :

LEAVE YOUR COMMENT

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.