Ma part de vérité : «Il y a des moments où le silence est coupable»

« Il y a des moments où le silence est coupable ». Cette pensée du révérend Martin Luther King était juste face à la barbarie du Ku Klux Klan sur les noirs américains dans les années 1960 ; elle l’est aujourd’hui tout aussi juste face à cette cabale qui en a tout l’air contre un homme que personne n’a jamais pris à défaut.

Quand une simple fête en famille avec des amis et parents, fait le chou-gras de la presse et des réseaux sociaux, on mesure à quel point l’actualité brulante n’est pas le souci de ceux qui semblent s’adonner à cœur joie à ces commentaires. Pourquoi s’offusquer du plaisir que des amis décident de donner en privé à un homme qui le leur rend tous les jours ? Si le général voulait d’une publicité autour de son anniversaire, il l’aurait tenue dans des palaces de Bamako et pourquoi pas à Dubaï comme nombre de ses moralisateurs de circonstance le font. N’a-t-il pas la légitimité de s’offrir une telle fête ? Lui, l’ami de tout le monde à la tête de qui n’est jamais monté ni le grade de général ni le prestige du poste. Loin d’accuser quiconque, car tous les invités étaient des proches et la soirée était strictement privée car tenue chez lui. Si on ne peut accuser ceux-ci d’avoir filmé des parties, on peut tout aisément se scandaliser que d’autres à qui les vidéos ont été montrées, aient abusé de leur confiance. Car on veut faire feu de tout bois. Même une simple fête familiale devient un scoop comme si l’actualité n’était déjà pas saturée de potentiels scoops.

Celui qu’on veut vouer aux gémonies par cette lâche façon de faire, n’a rien fait de mal que d’avoir honoré de sa présence et chez lui une fête que ses parents et amis ont décidé de l’organiser pour marquer son demi-siècle sur terre. Qui ne rêve pas autant ! On n’a pas 50 ans tous les jours ; et quand on l’atteint on remercie Dieu et le célèbre. Ni la morale ni les préceptes religieux n’interdisent à un homme de fêter la chance que Dieu lui offre d’atteindre 50 ans.

Pourquoi donc se heurter comme si le Mali est mis en coupe réglée le temps d’une soirée par une bande. Diantre ! On se choque de cette fête offerte à l’homme comme s’il ne respirait pas le même air que tous les hommes. A 50 ans, cet homme a réalisé pour le Mali plus que d’autres n’en ont fait toute leur vie centenaire. On oublie volontairement ses nuits blanches pour contrer les tentatives permanentes de déstabilisation du pays. On met sous silence son parcours de général de terrain ayant affronté avec vaillance et sans jamais renâcler la dure réalité du métier des armes. Que n’a-ton pas tenté pour mettre le Mali sous tutelle, sous emprise démoniaque ? Discret, le général Moussa Diawara a défendu avec efficacité et sens de l’honneur le pays contre les ennemis qui malheureusement continuent à se multiplier. Il a évité des aventures au pays. Il ne demande pas à en fêter car il ne fait que son devoir en le réalisant. La nature même de son travail consistant en la discrétion, il n’a jamais cherché à se tisser des lauriers car on n’entre pas dans un trou et se plaindre de l’obscurité. Tout choix a son corollaire. Il doit faire et se taire et c’est justement ce qui le caractérise.

Sur les péroraisons relatives aux jets privés, aux sommes mirobolantes versées aux artistes, elles sont du lot de fantasmes même liés à la fonction du général qui font croire à certains que le directeur des renseignements généraux peut d’un clac de main déplacer le Mont Hombori à Bamako. Tous ses artistes et invités sont des amis du général et de sa tendre femme qui n’est anonyme ni issue de l’anonymat.

Juste minable comme comportement ; alors circulez il n’y a rien à voir !

Par GOUSMAO

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La Lettre du Mali LA LETTRE DU MALI est un hebdomadaire d'information générale. Le siège est à Bamako-Mali

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