REPRISE DU TRAFIC FERROVIAIRE : le ministre Ly réussira-t-il là où ses prédécesseurs, ont échoué ?

Dans la quête de la restauration de sa confiance avec le Peuple malien, le gouvernement Boubou Cissé veut passer à la vitesse supérieure, sûrement et méthodiquement pour honorer ses engagements pris envers les partenaires sociaux, notamment ceux de la région de Kayes. D’où cette nouvelle reprise du trafic ferroviaire Bamako-Diboli, adopté par le gouvernement.Du coup, la question qui se pose est de savoir si le ministre Ibrahima Abdoul Ly réussira là où ses prédécesseurs ont échoué.

Il s’agit d’un plan ambitieux pour la relance du train voyageur et de trafic de marchandises entre la capitale malienne et la localité de Diboli, à la frontière sénégalaise. Concocté par le ministère des Transports et de la Mobilité urbaine, ce projet coûtera pour sa mise en œuvre la somme de 9 milliards 874 millions 86674 FCFA.Le défi, c’est de traduire les paroles en actes. Mais avant, voilà encore, après des tentatives manquées, que le gouvernement adopte un plan de sauvetage de l’activité ferroviaire au Mali, pour restaurer la dignité des populations de Kayes. A cet effet, ce plan de relance s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations du diagnostic des infrastructures ferroviaires et du matériel roulant.

Les axes stratégiques !

A noter que ce plan de relance est articulé autour des axes stratégiques, à savoir : « La remise à niveau de la voie entre Bamako et Diboli sur 586 km, la réhabilitation de 19 gares ferroviaires, la restauration des campements pour la surveillance et l’entretien de la voie ferrée; la réhabilitation des dépôts et ateliers de maintenance; l’acquisition d’outillage pour l’entretien et la maintenance du matériel roulant, la location avec option d’achat de 4 locomotives reconditionnées d’une puissance nominale requise de 2400 CV, la réparation et la remise en état de 31 voitures, fourgons bagages et générateurs, la réhabilitation et l’acquisition des engins mécaniques et outillages d’entretien de la voie, la réhabilitation du système de télécommunication, la formation du personnel dans la gestion du patrimoine et de la sécurité ferroviaire. La mise en œuvre effective de ce processus et ses activités aura pour impact, entre autres :Le désenclavement des localités riveraines du chemin de fer ; la relance de l’activité économique des localités traversées par le rail ; l’amélioration de la mobilité des populations des zones desservies. En plus, la matérialisation de cette démarche gouvernementale permettra de réduire la fréquence de circulation des poids lourds sur la route nationale Bamako-Kayes-Diboli en cours de réhabilitation. Une aubaine pour les cheminots maliens en détresse et réduits au chômage technique. Ayant tiré les leçons et enseignements de la pénible traversée du désert, les soldats des rails sauront s’armer de souvenirs pour mieux user leur outil de travail, gage de survie.

Jean Goïta

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